La Forêt Moore

La forêt Moore est un havre de paix pour les citoyens qui désirent profiter de cette rare forêt urbaine pour marcher en nature, faire du vélo et/ou simplement se ressourcer. 

Les restrictions sanitaires récentes ont augmenté l'intérêt des citoyens pour la nature et la forêt Moore ne fait pas exception. Cela occasionne évidemment certaines pressions sur ce riche ecosystème.

Une étude sur l’état de santé de la forêt a été réalisée par un consultant externe pour évaluer l'impact de ces pressions sur la forêt, afin de voir quels étaients les mesures possibles pour assurer la pérennité de la forêt, tout en permettant un accès équitable pour les citoyens désireux de profiter de cette richesse naturelle nichée en milieu urbain.


Les résultats indiquent que la forêt contient un riche assemblage de milieux naturels dont plusieurs peuplements forestiers âgés de plus de 150 ans. Certains peuplement sont aussi reconnus comme parmi les plus diversifiés au Québec. Le boisé abrite également des espères rares, comme par exemple l’érablière à caryer. Une observation d’importance est celle d’un peuplement d’environ 375 tiges d’érable noir, une espèce considérée comme vulnérable au Québec. La forêt inclut aussi une prucheraie, un peuplement de pins blancs et une friche
arbustive.


 Voici quelques résultats préliminaires découlant de l’étude.

  * L’étude indique que dans la zone étudiée de moins d’un kilomètre carré, la longueur totale du
réseau actuel de sentiers est de 7.1km et leur largeur varie entre 0.5 et 3 m.

 

  * L’impact des sentiers est principalement associé à une perte d’habitat due à la compaction et à
     l’érosion du sol sur les sentiers par les passages fréquents des randonneurs et des cyclistes.


  *  D’autres menaces potentielles sur la flore et la faune de la forêt incluent :
      -  Le risque de mortalité de reptiles associé au passage de vélos,

      -  La cueillette illégale de plantes

      -  La dégradation de l’habitat par les espèces exotiques envahissante (surtout le nerprun),
      -  Le dérangement de la faune par les chiens.

 

Bref, il y a certaines zones sensibles que nous aurions intérêt à mieux protéger si nous voulons garder cette forêt en santé. Cela mérite une approche graduelle ou l'action des citoyens, en collaboration avec la Ville de Gatineau et la CCN, pourrait permettre de cibles certaines sections à valeur écologique plus élevée afin de mettre en place des mesures qui réduiraient les pressions sur ces écosystèmes. 


Recommandations


  -  Mettre en oeuvre des activités de sensibilisation auprès des citoyens et des propriétaires de terrains          (principalement la Ville et la CCN). Cela inclut l'élaboration d'un plan de gestion pour gérer les zones sensibles ainsi que les sentiers principaux à maintenir et ceux à éliminer.

 

  -  Un projet de contrôle du nerprun serait fort utile.

  - Un atout pour la faune de la forêt serait de mieux faire respecter le règlement municipal et celui de la
     CCN encadrant la promenade des chiens.

Si vous désirez avoir accès à l'étude, cliquez sur le lien suivant:  Étude

  

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